
Monument de divertissement essentiel dans la cité romaine.
Toutes couches confondues, les citoyens s'entassaient sur les
gradins entourant l'aréne ovale où se déroulaient
les jeux: combats d'animaux sauvages, hommes armés opposés
à des animaux, et gladiateurs entre eux. Mirmillons et
rétiaires se recrutaient parmi les prisonniers de guerre
ou des criminels condamnés.
Lors des persécutions, des chrétiens y furent jetés
en pâture à la férocité des bêtes
sauvages. Pour si cruels et sanguinaires qu'ils étaient
ces spectacles étaient très appréciés
par la population.
L'amphithéâtre de Carthage était l'un des
plus grands de l'empire.
Pendant longtemps la hauteur de ses arches a fait l'admiration
des visiteurs du Moyen Age. Cependant, l'exploitation du monument
par les pilleurs de pierre et de métal l'a nivelé
au sol; ainsi, seule l'arène, dégagée au
début de ce siècle, subsiste aujourd'hui au milieu
d'un bocage de pins.
Édifié à l'ouest de la ville, sur les axes
de la cadastration urbaine, le monument a connu deux phases:
La première, datable de la période julio-claudienne
(1er siècle), offrait une aréne de 64,66 m x 36,70
m entourée d'un podium construit en opus quadratum de 2,5
m de hauteur, et les gradins reposant sur une série de
54 travées et atteignant un périmètre extérieur
de 120 m x 93 m.
Une seconde phase, datable des lIe-IIIe siècles, où
une extension lui permit d'atteindre 156 m x 128 m avec une façade
faite de blocs de Kadhel d'après les descriptions de voyageurs
du Moyen Age.


